30 nov. 2012

Mr. Big et ses Fernandines

La planète parisienne est secouée depuis un bon moment par un violent séisme, non il ne s’agit ni du grand saut depuis la stratosphère de Felix Baumgartner, ni des suicides à gogo chez l’UMP, mais tout simplement des adresses burger addict qui fleurissent un peu partout dans la capitale, au plaisir de tous les nostalgiques de la Big Apple !

La liste est assez impressionnante (Blend, Le Camion qui fume, Bioburger...), et à défaut de tous les tester, j’ai l’impression qu’il y a une adresse qui sort du lot et qui semble faire l’unanimité, j’ai donc décidé d’aller faire ma propre opinion du fameux Big Fernand.






Pas la peine de chercher le numéro 55 de la rue du Faubourg Poissonnière, il suffit juste de repérer la joyeuse file d’attente scrutant la carte devant l’enseigne.  Victime de son succès Mr Big croule sous la demande, mais heureusement que cela est très bien géré par l’équipe, et qu’il y a pas mal de commandes à emporter. En tout cas ce jeudi de fin novembre à 22h on a attendu une quinzaine de minutes avant de lancer notre commande et d’être installé à l’intérieur.
La salle est toute en longueur avec un passage obligé par le comptoir pour choisir sa formule et payer, puis une minute après nous voilà avec nos plateaux et nos burgers bien au chaud, voilà ce qu’on peut appeler de l’efficacité. Pour les plus sceptiques ne vous inquiétez pas tout est préparé en live sur place devant vous, donc aucun souci de fraicheur !  
D’ailleurs une des locomotives de Big Fernand c’est de garantir des burgers frais, originaux et avec une touche franchouilarde (bœuf charolais ou blonde aquitaine, fromage saint nectaire, tomme de savoie, bleu, raclette), des sauces homemade qui ne manquent pas de caractère, des limonades bio et même des laits maison (dont le packaging m’a énormément rappelé les yogourts à boire de Michel & Augustin)!
Testé ce soir là : le Big Fernand (bœuf/tomme de savoie/ tomates séchées/persil/sauce Tata Fernande)
le Philibert (poulet/st nectaire fermier/ poivrons grillés/estragon/sauce Tonton Fernand)
le Bartholomé (bœuf/fromage à raclette/oignons confits/ciboulette/sauce BB Fernand)



Il est aussi possible de s’amuser en composant son propre burger à sa guise. Les formules sont entre 14 et 17€ pour le burger+fernandines+boisson, cela ne joue clairement pas dans la même gamme de prix que les chaînes, mais nous parlons aussi d’une qualité toute aussi différente, donc aucune comparaison n’est valable !
Bref si une envie de street food vous prend, aucune hésitation c’est au Big Fernand qu’il faut aller, il ne faut surtout pas s’en priver !

Big Fernand
55 rue du Faubourg Poissonnière 75009
Tel. 01 47 70 54 72
www.bigfernand.com

28 nov. 2012

Le petit cambodge...il a tout d'un grand!




Le Cambodge, Angkor, les Khmers, bref tout un programme! Mais avant de pouvoir y aller, un petit saut au so bobo 10ème arrondissement et nous voilà plongés dans le Petit Cambodge...Une déco rafraichissante sans prise de tête, des tables hautes à partager avec d'autres convives, et sa commande à inscrire sur un papier comme à l'école, n'est ce pas luqdique tout ça! Passage bobun obligtoire, parfumé et délicat, et nous voilà conquis par cette cuisine délicieuse et à tout petit prix. Un vrai coup de coeur, avant de pouvoir visiter le Cambodge (pas le vrai mais l'adresse mère ;-) à quelques métres de là! Seul hic, pas de réservation, donc il faut venir tôt ou patienter sagement un verre à la main dans un brouhaha sympathique du bar en face, à vous de voir!








Rouleaux de Printemps Crevette (6€50)

BoBun mixte Boeuf Crevette (11€) 

Boeuf à la citronelle (13€): delicious!!

Le petit Cambodge
20 rue Alibert 75010
Tel: 01 42 45 80 88
www.lepetitcambodge.fr

26 nov. 2012

Mini Palais...Maxi Déception...

...Et encore je me suis arrêtée à une seule rime, car j'ai eu plein de compositions en tête, maxi addition, maxi erreurs de facture, maxi lourdeur du serveur...bref, maxi n'importe quoi!

La déco de l'immense salle se veut assez branchée, avec des statues en plâtre disposées sur les étagères, et des tables trés espacées profitant du volume offert à une clientèle sélect, très ouest parisien. Bref une ambiance de happy few régnant sur la somptieuse salle.




Venons-en à l'essentiel, les assiettes! Moi qui me réjouissait de pouvoir enfin tester les encornets pil pil, plat phare de la carte et qui a eu son heure de gloire sur tous les articles du Mini Palais, eh bien c'est fini! il ne figure plus sur la carte, ça commence bien! Idem pour le burger de foie gras! Les escargots me font bien de l'œil, mais vérification faite en cuisine, il n'y en a plus, un samedi soir à 21h, voilà qui est fâcheux! Pour le reste les entrées ne m'emballaient pas autant (cœur de sucrine, sardines, bof bof) Sans conviction aucune nous avons finalement opté pour le tartare de thon rouge et le guacamole. Ce choix se révèle certes rafraîchissant, mais sans aucune nouveauté, avec ce regret de se dire, « j’aurai pu le faire à la maison », alors que l’intérêt même de commander au restaurant c’est de pouvoir être un tant soit peu transporté… Heureusement que le fois gras nous a rehaussé le moral et enchanté les papilles, excellent sur une tartine, ce fût indéniablement le seul bon souvenir du dîner.




Avec l’arrivée des plats tout se gâte ! Mon filet de merlan regorgeait d’arrêtes, la première est un accident, la deuxième une coïncidence, la troisième me fait regretter mon cher poissonnier… Et ce n’est pas l’accompagnement qui va sauver le naufrage, quelques feuilles de tétragone, un ersatz d'épinard appartenant à la famille des légumes oubliés, et comme dirait Thierry Marx «  On a bien fait de les oublier… »  ... Autre déconvenue avec le poulet de Bresse, supposé être accompagné de xxx aux lardons. Nous avons gentiment demandé à notre serveur s'il y avait moyen de remplacer la garniture, il n'est jamais revenu depuis nous confirmer la chose, mais ô surprise voilà de la purée qui arrive avec le poulet, le tout à 27€, OMG! Nous lui avons fait part de notre mécontentement, la moindre des choses aurait été de nous donner la liberté de choisir la garniture, pour nous consoler il nous a rapporté un autre bol de purée, qu'il n à pas hésité à facturer!!! Et que nous n avons pas hésiter à réclamer auprès du maître d hôtel...bref passionnant!






Pas la peine de m'arrêter sur le dessert, on avait partagé une crème brûlée qui a failli me brûler les nerfs vu qu'elle était surfacturée au final... Étant donné que tout leur système de commande est automatique et que tous les desserts sont au même prix je trouve ce dernier incident étrangement bizarre... Le sentiment amer d'être pris pour des pigeons ne m'a pas lâché depuis, et deux mois après j'en reviens toujours pas que de telles pratiques puissent exister. Je croyais naïvement qu'aucune adresse ne pourrait détrôner Goumard du podium de l'impéritie, mais voilà c'est fait!


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Alors il ne s'agit pas d'un article 100% à charge, car malgré la liste des préjudices déjà énoncés, il ne faut pas oublier qu'il y a de la place pour les groupes, énormément d'espace, qu'on a pu rester de 21h jusqu'à 1h du matin sans aucune remarque de la part du personnel, qu'on pouvait aisément s'entendre sans gêne. Des avantages certains gâchés par une assiette quelconque et des erreurs édifiantes de service. Donc au final on a une adresse qui veut jouer dans la cour des grands mais avec une petite assiette et un service d'amateur, je crains que l’arbitre ne sorte finalement un carton rouge pour ce jeu inégal ! Ceci confirme mon premier avis lors d’une visite qui date déjà de juin 2011, force est de constater que rien n’a changé et qu’on ne risque pas de m’y retrouver une troisième fois ! Hasta la vista ! 

Le mini palais
3 Avenue Winston Churchill  75008 
Tel: 01 42 56 42 42
www.minipalais.com/

18 oct. 2012

Au Passage

Flashback Septembre dernier. Fraichement débarquée de mon escapade estivale en Dalmatie du Sud, j’avais follement envie d’un déjeuner dans un bistrot sympathique histoire de lutter contre le blues de l'automne et le harcèlement des feuilles d’impôts. C'était aussi l'occasion de répondre au  quizz de la rentrée : un menu du marché au déjeuner avec seulement deux tickets restos à Paname ? C’est quasiment le prix d’un plat dans un bistrot lambda à Paris! Direction Au Passage (à ne pas confondre avec Bar Le Passage de Senderns, ni Passage 53, ni Le Passage )  Les homonymes sont nombreux pour le coup!
Menu unique pour le déjeuner E/P à 13,5€ et  E/P/D à 17€, avec une salle qui affiche complet en cette belle journée de semaine, et une équipe jeune et bien acceuillante.



Le chef nous proposait des palourdes arrosées d’une sacrée huile d’olive en entrée, pour le plat un choix entre un merlu ou du veau avec des carottes des petits oignons et des patates sautées. Bien entendu on a commandé les deux plats pour partgaer, sans regret le merlu était super fondant, et le veau rosé, du bonheur ! Petite déception côté dessert, une poignée de fruits rouges, de la crème fouettée et une pointe de jus de betterave, un petit assemblage histoire de partir avec une note sucrée en bouche, mais de là à l'appeler un dessert j’en doute (j'ai même oublié de le prendre en photo!).






Alors oui les assiettes ne sont pas remplies à ras bord, on ne sort pas avec le ventre super plein, donc n’y emmenez surtout pas votre copain super gourmand, à moins qu’il ne choisisse à la carte. Autre point sensible, le volume sonore ! Mais sinon c’est un régal et c’est souvent complet, donc il faut penser à réserver ! J’a aussi envie de tester la version du soir car les tapas ont l’air d’avoir un énorme sucèes (2 semaines d'attente, ils sont fous ces parisiens!). Affaire à suivre…

Au Passage
1 bis Passage Saint Sébastien Froissart 75011
Tel :01 43 55 07 52
http://restaurant-aupassage.com/

16 oct. 2012

Le Café... Le Vrai... Le Coutume!

Suite et fin des journées de patrimoine version 2012. Après la montée des marches des escaliers  des Lettres et des Sciences à la Sorbonne, direction le 7ème pour découvrir l’Hôtel Matignon, et son impressionnant parc de 3 hectares. Ce fût certes moins imposant et impressionant  que la visite de l’Elysée (remember ;-), mais tout aussi intéressant !
Une fois la visite achevée, on sort par la rue Babylone, et que trouve-t-on au numéro 47 ? Le café Coutume, The café qui a fait couler tant d’encre lors de son ouverture, comme le sauveur ultime des amoureux de caféine ! Il va sans dire que la qualité du café à Paris ne fédère pas les foules, en témoigne cet article édifiant du New York Times " Why Is Coffee in Paris so Bad?" et qui ne date que de 2010. N'empêche que, tel Indiana Jones, le même auteur revient une année plus tard avec une lueur d'espoir "Is Coffe in Paris Improving" et une série de nouvelles adresses qui militent pour la cause du bon café!
Coutume se trouve être l'un des derniers nés de cette tendance; ici le café est sélectionné avec soin, fraîchement torréfié sur place, et servi par des experts, tout un art!
On oublie bien sûr le style baroque de l'hôtel Matignon, et on glisse voluptueusement dans cette ambiance loft industriel avec des lampes design suspendues, des murs défraîchis, de grandes tablées, et un bar tout de faïence blanc à l’entrée. C’est simple et lumineux, on se croirait à Brookyln ou à Stockholm, mais ne vous inquiétez pas il y a bien les moulures qui sont là pour nous rappeler Paris!

 


Le plus intéressant se cache à l'évidence dans la tasse!  Pour cette première nous sommes restés dans les classiques avec un cappucino (4,5€) onctueux et divin, un chocolat chaud (5€) tout doux pour noyer le blues du dimanche, et enfin un sublime carrot cake avec une irrésistible touche de cumin! 






Pas encore testé mais le Coutume propose aussi des formules de déjeuner et de brunchs le weekend qui ont l'air alléchantes! Bref une adresse incontournable à garder absolument sous le coude dans le désert chic du VIIéme. 

Coutume
47 Rue de Babylone 75007
Tel: 01 45 51 50 47


5 oct. 2012

BIA: Breakfast In America

Je suis une fan absolue des journées du patrimoine, donc chaque année qu’il pleuve ou qu’il neige (bon de la neige en septembre c’est peu probable !) je suis aux premiers rangs ! 2012 fût un bon cru, mais le must est de trouver de bonnes adresses à la sortie de chaque monument.
Cette année nous avons commencé par la Conciergerie, la Sainte Chapelle, et puis la Sorbonne (gros coup de cœur !!). Autant dire qu’après ce trio une pause s’imposait pour reprendre notre souffle et nos émotions. Nous étions rue des écoles, donc l’occasion faisait le larron, le BIA nous tendrait presque les bras ! La traditionnelle file d'attente était bien évidemment de mise devant l’enseigne, mais attendre avec le soleil comme compagnon à Paris c’est un luxe qu’on saurait refuser ! En plus coup de chance énorme le chiffre quatre nous a porté bonheur et on a vite obtenu une place sur les banquettes!
A l’intérieur ambiance diner américain avec tous les clichés qu’on peut avoir en tête, le jukebox, le bar avec ses tabourtes hauts,  les couleurs flashy, les baskets de frites, les banquettes rouges et j’en passe ! Les serveuses étaient même américaines, vous pouvez donc être servi en V.O si vous adorez la langue de Shakespeare !





La carte est assez impressionnante avec une multitude de choix : salades, bagels, warps,  omelette, chili con carne, cheescake, pancake, milkshake…Mais le bruger reste le roi de cette institution, à toutes les sauces et pour tous les gouts, à 10€ l’assiette, il ne faut clairement pas s’en priver ! A table il y avait le New American (poivron rouge/oignon/fromage bleu), le New Mexicain (poivron grillé/sauce mexicaine/cheddar) et le BIA (oignons grillés/poivrons/cheddar). Tous les brugers ont été approuvés : viande cuite comme souhaitée, frites dorées et pain croustillant. On a aussi testé le milkshake Obama (6€) beurre de cacahuètes et sauce au chocolat, une vrai bombe calorique à partager pour atténuer le degré de culpabilité !

 



Verdict? On y va pour l’ambiance made in USA, pour un peu de nostalgie des « Happy Days » et le légendaire Fonzie, et pour se délecter d’un bon burger à prix très raisonnable !  La file d’attente n’est donc pas là par hasard !

BIA
17, rue des Écoles 75005
Ou
4, Rue Malher 75004
http://www.breakfast-in-america.com

2 oct. 2012

Soya...le paradis du brunch veggie!

Le dilemme de chaque année revient encore une fois de plus quand nous décidons de se réunir à plusieurs pour un brunch où il y aura entre autres des végétariens, des enfants, et devinez qui est en charge de trouver cet endroit magique ? C’est Bibi !
Une adresse sympa, baby friendly, organic-végétarien, proposant un brunch le samedi et idéalement rive droite, pas trop cher, quoi de plus facile ! Quelques titubations avec mon meilleur ami, j’ai nommé Google, et abracadabra je déniche la petite pépite qui potentiellement pourra répondre à cette équation de la mort : Soya !
Sur le papier tout avait l’air de répondre à mon cahier de charges, direction maintenant la rue de la pierre levée pour voir si ma perle est bien authentique ou pas !
Déjà, avis aux rares passants dans la rue, il est vraiment difficile de deviner l’existence de Soya, pas de pancarte ni des chaises à l’extérieur, j’ai du suivre le son des couverts pour trouver la porte, un vrai parcours digne de Fort Boyard ! Une fois à l’intérieur on est agréablement surpris par ce loft qui fût dans une autre vie un atelier de robinetterie, et qui garde encore la trace de quelques vestiges.


La charmante dame au chapeau en panier d’osier nous a gentiment montré notre table tout en nous expliquant le principe, le weekend c’est soit brunch avec buffet à volonté soit à la carte, chacun peut choisir à sa guise, aucune condition à ce que toute la tablée soit obligée d’opter pour le menu, ici c’est cool attitude, et nous on adore !
Pas de prise de tête nous optons quasiment à l’unanimité pour l’astucieuse formule brunch : buffet sucré/ salé, thé à volonté, un café et un jus carotte pomme ananas gingembre fraîchement préparé, le tout à 24€, moi je dis banco !
Côté salé nous sommes gâtés : un nombre impressionnant d’entrées mini mezzés colorés (fallafel, brochette de féta, mini pizza, mille-feuille de patate douce…), taboulé, houmous, tzatsaki, aubergines grillées, salades, et j’en passe…Une soupe et trois plats principaux sont aussi proposés : couscous aux légumes, lasagnes, sauté de tofu et légumes, et enfin un plateau de fromage.













Pour le sucré, ce fût moins garni mais tout aussi efficace avec une salade de fruits (raisin/kiwi/coco), des carrés de brownies, gâteau au caramel et un semblant de carrot cake, des mini mousse au chocolat et une crème aux abricots.  C’est bio et c'est bon, mais pas seulement! C'est aussi varié, généreux, avec des inspirations méditerranéennes et orientales et surtout original, du moins ça change des sempiternels viennoiseries/ œufs brouillés au saumon ! Autant dire que le ratio de cinq fruits et légumes est explosé pour le reste de mois ;-)






Service détente, nous nous sommes plutôt attardés, en racontant nos vies et en se resservant du thé, eh bien le sourire a toujours été de mise, donc l’accueil chez soya est vraiment irréprochable du début à la fin !
Que dire de plus, contrat dignement rempli, en sortant tout le monde a adoré ! S’il y avait un seul reproche, c’est le volume sonore qui peut vite augmenter, mais ce n’est pas méchant, d’autant que dés que ça se vide il y a de la bonne musique qui passe ! Avis aux amateurs Soya propose aussi des cours de cuisine.
Pensez impérativement à réserver le weekend, l’endroit a beau être dans une rue déserte il est pas mal couru par les parisiens et les végétariens qui ont enfin trouvé leur paradis! Pour la petite histoire dans ma short list il y avait aussi La Victoire Suprême du Coeur, mais ça sera pour une prochaine fois!
Soya
20 rue de la pierre levée 75011
Tel:  01 48 06 33 02
www.soya75.fr